Grand Prix Cycliste de Clamart et de l'ACBB Posté le 26/04/2017 - Par Le CSM Clamart Cyclisme Article

Le CSM Clamart Cyclisme peut-il surmonter ce nouveau défi ? Celui-ci n’est pas sportif. Il est d’un autre ordre. Il concerne la survie même d’association comme la nôtre.

 

L’attentat du 13 novembre 2015 a considérablement marqué notre pays et les esprits de chacun. La répétition d’actes terroristes jusqu’à ces derniers jours poussent les autorités de notre pays à mettre en place de nombreuses mesures de sécurité. Les lieux publics, les centres administratifs, les écoles sont contraints de répondre à ces exigences sécuritaires. L’État, face à une barbarie aveugle et une menace toujours présente, joue son rôle : protéger les citoyens en limitant au maximum les risques. Tout le monde le comprend.

 

À son tour, notre club, suite à de récentes décisions locales, s’est vu imposer une contrainte supplémentaire. La tenue des compétitions que le CSM Clamart a l’habitude d’organiser sur le site de Noveos, est désormais soumis à la pose de blocs de béton aux quatre carrefours du tracé. Il s’agit d’empêcher l’intrusion de véhicules sur le site comme ce fut tragiquement le cas à Nice, Berlin ou récemment à Londres.

 

La volonté de protéger nos enfants est louable. Il est vrai que leur sécurité n’a pas de prix mais…elle a malgré tout un coût !

Un coût financier, bien sûr, que le club ne pourrait assumer sans l’aide de la municipalité. Mais il ne s’agit pas seulement de cela. Toute association ne vit que grâce aux bénévoles qui la soutiennent, qui épaulent ses dirigeants, qui s’impliquent à leurs côtés. L’organisation d’une compétition est une lourde de charge. L’énergie nécessaire à sa mise en place n’est pas sans limite. Dirigeants et bénévoles l’atteignent déjà parfois et la surmontent pour le plaisir des enfants.

Cette contrainte supplémentaire et ses conséquences au niveau humain, n’est-elle pas de trop ? N’est-elle pas celle qui pourrait venir à bout d’un enthousiasme, d’une volonté, d’un club ? La protection de nos enfants irait donc jusqu’à les priver de leur loisir, de leur plaisir de leur passion ? Aurions-nous gagné face à ceux qui mettent en péril notre façon de vivre si cela advenait ?

 

Une contrainte qui pose également d’autres questions. Notamment celle de la disproportion de la mesure compte tenu de la « très relative » importance de l’événement si on le compare à d’autres récents rassemblements sportifs ou politiques bien plus populaires, exposés et symboliques ! De tels moyens sont-ils vraiment justifiés ? Ne rassurent-ils pas en fait davantage ceux qui prennent la décision plutôt que ceux qui sont potentiellement exposés ? D’autres solutions, à la mesure de l’événement, ne sont-elles pas envisageables ?

 

Cette décision pose enfin la question de la responsabilité que chaque parent accepte d’endosser. Une participation à une compétition sportive n’a rien d’obligatoire. L’engagement est libre et dépend de la décision de chaque famille. Face aux menaces éventuelles, chacun peut donc se positionner, évaluer le risque et l’accepter ou pas. Nous l’avons dit, l’État se doit de nous protéger mais il ne pourra jamais le faire totalement, la menace sera toujours présente. C’est une notion qui s’impose à nous. Sommes-nous capables, nous parents, pour le club, pour nos enfants d’assumer cette responsabilité ?

 

Notre propos n’est pas de condamner une décision visant à nous protéger, comprenons-le bien. La sécurité des enfants a toujours été une priorité pour le club. La mobilisation humaine est toujours forte afin de répondre à cette exigence. Il serait dommage que ce souci sécuritaire imposé ne vienne mettre un terme à ces beaux rassemblements.

 

Fort heureusement, le cyclisme ce dimanche a survécu à toutes ces contraintes, à toutes ces questions... Nos Rouges & Blancs ont fait honneur à nos efforts et se sont exprimés sur le vélo. C’est un prix d’équipe qu’ils offrent à leur club, à leurs dirigeants. Saluons tout d’abord, Mathilde Rousseau, vainqueur chez les Prélicenciés, les belles prestations de Justine Mesnard (3e) chez les Poussins, de Damien Bellardant (2e) et Mathis Duseaux (4e) très actifs et aux avant-postes tout au long de la course des Pupilles et le trio Benjamin Rousseau (2e), Jules Simon (3e) et Nicolas Leluc (6e) dans la catégorie Benjamin. Coup de chapeau également aux autres coureurs pour leur implication quelle que soit leur position dans la course et les difficultés rencontrées. Mention spéciale enfin à la délicate attention de Margot Doom qui, à peine descendue de sa selle, s’est empressée de réconforter Annabelle Sempastous, partenaire malheureuse d’une course perturbée de soucis techniques !

Bravo à toutes et tous ! Que de nombreuses autres compétitions sur le sol clamartois nous permettent de vivre de si beaux moments !

 

Le CSM Clamart Cyclisme

 

Merci à Audrey Rousseau pour les photos



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